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Tout va pour le mieux dans le meilleur des ondes

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Oui, la recherche scientifique avance à grands pas en matière d’ondes cérébrales….. et en quoi ça peut nous être utile ?

Pour s’adapter au monde émergent, j’ai adopté une stratégie toute simple : j’actualise autant que possible mon mode de vie en faisant percoler les nouvelles connaissances utiles à développer mes qualités humaines. Oui, parce que j’ai admis que le monde de demain, qui s’intègre bien dans le rêve de ma vie, ce n’est pas de créer la société la meilleure du monde mais la meilleure pour le monde. C’est le slogan de Be Corp, regroupant des chefs d’entreprises qui ont muté. Concrètement, ils sont déjà passés d’une logique de prédation, d’un rapport d’autorité en mode soumission à une logique de coopération. Alors en quoi ces nouvelles connaissances peuvent avoir une application pratique dans la mutation collective actuelle pour nous autres, particules élémentaires du système social ?

En juillet 2018, Earl Miller, chercheur en neurosciences au Massachusetts Institute of Technology (MIT, USA) a publié une étude qui, si j’avais été en charge de faire tourner le monde, m’aurait appelée à l’arrêter 2 secondes. Pour poser nos 7,7 milliards d’attentions dessus. Il a découvert que la synchronisation cérébrale créé de nouveaux chemins neuronaux lorsqu’elle a lieu en fréquence théta.

Jusqu’à cette nouvelle découverte, on pensait que l’apprentissage était le fruit d’une seule action : la plasticité synaptique (le fait que les neurones créent et défassent les connexions entre eux). Earl Miller subodorait que l’immédiateté et la flexibilité de la pensée ne sont pas compatibles avec les conditions que constituent cette plasticité des connexions. Il a découvert qu’il existe une autre forme d’action : lorsque l’on apprend, deux structures cérébrales interagissent en se synchronisant à la fréquence thêta : le cortex préfrontal, siège du contrôle des fonctions exécutives, et le striatum, siège de la mémoire procédurale et de la motivation (c’est lui qui régule notamment la dopamine, l’hormone du plaisir).

Pour mémoire, le cerveau, en sommeil, au repos, en activités (motrices ou cognitives) génère des ondes dont les fréquences varient : les ondes delta (0.5-3Hz), thêta (4-8Hz), alpha (9-13Hz), bêta (>14Hz) et gamma (>30-35Hz). Les variations toniques de l’activité des structures cérébrales sont analysés par les rythmes de l’électroencéphalogramme. Ces rythmes varient selon l’éveil physiologique : l’alpha (9-13Hz) diminue lorsque l’activité bêta et thêta ( notamment au niveau frontal) augmentent, par exemple quand la charge mentale s’intensifie. Les activités rationnelles, tel que le calcul mental, sont associées avec une élévation des fréquences bêta (au niveau pariétal et occipital). Vogel a montré que l’activité delta augmente lorsque l’on procède à une tâche mentale difficile, de façon à allouer suffisamment d’attention à son traitement central. Grâce à cela, on peut s’abstraire des sollicitations externes, inhiber les activités neuronales annexes, permettant alors de se focaliser sur les perceptions internes.

Comment Miller a démontré cela ? Grâce à des singes. Cherchant à montrer comment le cortex préfrontal et le striatum travaillent ensemble lors de l’apprentissage, il a enregistré l’activité cérébrale de singes apprenant à classer en deux groupes des motifs, composés de points.

Les animaux ont commencé à mémoriser les catégories et à classifier quelques motifs. La rapidité de mémorisation des motifs augmentant avec le temps, ils arrivèrent de mieux en mieux à classer les exemplaires. Jusqu’à passer de la mémorisation des motifs à avoir appris à classer. Ces deux activités ont montré des fréquences cérébrales très distinctes. Les ondes thêta produites indépendamment par le cortex préfrontal et le striatum se sont synchronisées. Nous aussi, nous parviendrions à apprendre plus vite en synchronisant nos cerveaux.

Il se trouve que la fréquence thêta (constituée d’ondes lentes et longues, permettant à l’information de circuler dans des régions éloignées du cerveau), c’est justement celle qui correspond à l’état d’hypnose. Aille, le gros mot. Oui, je suis totalement d’accord, il est temps d’en trouver un autre pour nommer cet état physiologique indispensable au fonctionnement humain. D’ailleurs, le bébé le sait : il n’a que deux positions à son attention : on/thêta et off/delta ( les ondes sont encore plus longues et encore plus lentes).

De 0 à 3 ans, ça sera comme ça dans son petit cerveau. Remarquez le bébé qui s’endort : ses paupières tremblotent. Cela signifie le bouleversement de tous ses rythmes vitaux et une activité cérébrale accrue.

Même éveillé, pour se plonger volontairement dans cet état, rien de plus simple : il suffit de maintenir les pupilles vers le plafond en fixant un point (fixe, pas une mouche ;-), tout en gardant la tête droite… Puis conserver cette posture une dizaine de secondes et fermer les yeux, toujours en maintenant les pupilles vers le haut, vers le sommet du crâne. Lorsque vous sentez vos paupières trembloter, vous présentez les symptômes associés au mouvement oculaire rapide (REM) : votre cerveau consomme plus d’oxygène, ce qui indique qu’il s’active, les régulations de la respiration, du cœur, de la circulation et des fonctions neuro-végétatives sont bouleversées, le tonus musculaire se réduit automatiquement, la température interne n’est plus aussi bien régulée et tend à rejoindre celle de la pièce, l’attention s’absorbe dans les perceptions internes.

De 3 à 8 ans, au fur et à mesure que la conscience se structure, l’attention de l’enfant va progressivement investir les ondes alpha basse fréquence. Mais ce n’est qu’aux environs de 20/21 ans que toutes les fréquences (incluant alpha et béta) seront établies. Sauf les gamma : celles-là ne seront développées que par ceux qui focalisent leur attention sur le silence immobile de leur existence (en gros, les méditants).

Revenons à Earl Miller. Vous pensez que du coup, il a investi la sphère du pourquoi. Ou qu’il s’est demandé d’où venait l’information transportée par cette fréquence thêta ? C’est ce qui m’aurait intéressée.

Puis un
miracle
survient.
« Je crois que nous devrions être plus explicite à l’étape 2. »
Sidney Harris, New York Times.

Mais non, ce n’est pas un philosophe et il a co-fondé une société de … neuromarketing. Il y teste l’utilisation de la synchronisation cérébrale en ondes thêta pour orienter les actes d’achat.

Bien avant lui, Maxwell Cade, créateur du Mind Mirror, a montré que le rythme thêta induit un état de conscience lucide, qu’il a observé chez les guérisseurs et les mystiques qui ont participé à ses recherches. Je me demande : synchronisaient-ils alors leurs cerveaux avec ceux de leurs clients ? Ne pourrait-ce pas être le socle de la fameuse « alliance thérapeutique » ?

Il a également observé le phénomène de la synchronisation cérébrale, notamment en fréquence delta. Il conclu que cet état correspond à une synthèse des oppositions conduisant au sentiment d »une plus grande unité et ouvre la porte à des intuitions. Cet état, assimilable à du recueillement, pourrait donner l’accès à des perceptions intuitives.

Les yogis tibétains connaissaient l’importance de la synchronisation cérébrale, qu’ils induisaient au moyen de techniques de respiration ( respiration alternative par une narine et par l’autre, en suivant un rythme régulier). Vieux de plusieurs millénaires, ces enseignements transmettent que chaque narine est reliée à l’hémisphère opposé et que l’on pouvait réguler l’activité cérébrale en contrôlant le souffle.

Alors avec tout ça, qu’est ce que l’on fait, nous, maintenant ? On actualise nos connaissances et on envisage les implications que cette nouvelle découverte peut avoir d’utile dans nos vies quotidiennes ou on continue à laisser les autres utiliser volontairement ces nouvelles possibilités ?

De mon coté, j’ai choisi de découvrir (et récupérer !) ces facultés que les hypnotistes activent et qui sont les miennes, les nôtres, les vôtres. Vous pouvez aussi ! Connaissez-vous Tristan Harris, cet ex-ingénieur d’un GAFA qui alerte sur l’urgence à ne pas laisser notre attention s’enfermer dans des labyrinthes numériques dont nous n’aurons jamais les clefs ? Eh bien il souhaite utiliser le savoir-faire des hypnotiseurs (médicaux ou non) pour exposer la puissance de la pensée humaine. C’est d’ailleurs le sujet de divers chercheurs, dont Jill Bolte Taylor (USA) ou Maryam Shanechi de l’université de Cornell (USA), qui a montré que la pensée d’un singe peut commander à distance le bras paralysé d’un congénère. D’autres l’expliquent aussi aujourd’hui dans des cadres parfois moins académiques, en suscitant plus ou moins de fascination, tel que Dawson Church, Rupert Sheldrake, Ervin Laszlo, Emmanuel Ransford, Amit Goswami, Grigori Grabovoi. Leur point commun ? Soutenir l’idée que corps et pensée sont purement et simplement intégrés. Et fonctionnent à la fois en mode particules et en mode ondes. Si les ordinateurs peuvent être quantiques, pourquoi nos systèmes neurologiques ne le seraient pas, quantiques ?

On sait que les deux vitesses de la pensée sont en réalité deux aspects, émotionnel et rationnel, indissociables pour remplir les fonctions cognitives. Il est tentant de concevoir que, de la même manière, le cerveau présente deux états vibratoires, onde et particule, ubiquitaires pour assurer son complet fonctionnement.

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