Transeformind

A travers une émotion, rétablir le dialogue avec ce qui nous anime et retrouver le sens de ce que l'on vit

Transeformind

Quand 1 + 1 = un métier de demain

Uncategorized

Sur le plateau du high tech, beaucoup de nouveaux métiers naissent avec l’intelligence artificielle. Ici, sur l’autre plateau de la balance, on invente comment mettre en jeu l’intelligence des émotions.

Deux choses mènent à ma profession (un métier de demain). La première chose (1) est récemment établie par les neurosciences. Lorsque cette connaissance percole dans notre système de pensée, on élargit très bénéfiquement notre façon de vivre. Sans rien faire. La deuxième chose (+1) est observée à l’électro-encéphalogramme. Lorsqu’on lit ça, on comprend mieux comment élever nos enfants et comment mieux s’élever soi-même.

Vous n’avez pas, mais alors pas du tout envie de lire ? ici, le podcast de l’article.

Avant tout, avez-vous accepté le principe de neuroplasticité ? Il implique que jusqu’à la fin de notre existence, les neurones se remodèlent et se reconnectent de sorte qu’il est impossible à nos aptitudes d’arrêter de se transformer. Au gré des expériences neurosensorielles, des ressentis, des images, des pensées, des actions, de nouveaux neurones naissent dans le cerveau. Ils s’interconnectent d’une façon ou d’une autre, principalement en regard des émotions, de l’imitation et de la répétition. Ainsi, nos capacités cérébrales ne cessent de croître ou au contraire de se ratatiner. Les neurones attrapent aussi les émotions des autres. Un sourire ou un affrontement avec autrui induit en soi une résonance. Le rire induit la résonance la plus rapide. Selon l’état émotionnel de notre interlocuteur, nous nous trouvons en phase – ou pas – ce qui a une incidence directe sur les changements dans notre cerveau. Ça va plus loin que ce que vous pensiez, n’est-ce pas?

Revenons à la raison d’être de ce nouveau métier.

La première chose (1), c’est que les émotions forment le lit de la rivière mentale. C’est un fait neurologique : selon ce que l’on ressent, on comprend et on mémorise d’une façon ou d’une autre – y compris quand on doit ne pas oublier de se rappeler.  Comprendre, cela inclue la capacité à inventer et la capacité à résoudre les problèmes. En conséquence, un ressenti peut ralentir voire bloquer la compréhension ou la mémorisation, de la même manière qu’il peut les accélérer ou les permettre. Voyez : l’intelligence des émotions va au delà de prévenir le burn-out et même bien au delà de reconnaitre, comprendre ou maîtriser ses émotions et celles des autres – si tant est que ce soit durablement tenable ! Cette forme inexplorée de l’intelligence conditionne notre perception et notre capacité d’interaction avec nous-même, les autres et le monde.

Le deuxième chose (+1), c’est qu’il existe un chemin direct pour sortir des émotions bloquées, celles qui reviennent en boucle ou dans lesquelles on retombe régulièrement et qui nous empêchent d’agir constructivement ou d’agir tout court. Dans ce genre de schéma, on se sent comme enfermé(e). Comment en sortir rapidement et d’une façon vraiment écologique ? Vous le savez : l’activité cérébrale est une activité électrique. Concrètement, le cerveau est parcouru d’ondes de diverses fréquences, celles là même que l’on monitore à l’électro-encéphalogramme. Savez-vous que le rythme de base se développe à mesure que le cerveau devient mature ? De 0 à 8 ans, le cerveau de l’enfant est principalement occupé par des ondes thêta ; de 3 à 8 ans, il est aussi parcouru d’ondes basses fréquences alpha. Thêta c’est quoi ? C’est 3 à 7 oscillations électriques par seconde (3 à 7 hertz, donc). L’information entre sans filtre dans le cerveau et l’imagination est à la barre. Physiologiquement, ce rythme correspond a) aux temps de forte interaction avec l’environnement ou la marche et b) au sommeil REM (Rapid Eye Mouvment) – Vanderwolf, 1969. Les méthodes scientifiques n’ont pas fini d’explorer à quoi servent ces ondes ; cependant diverses théories co-existent, la plus commune reliant la fréquence thêta aux fonctions d’apprentissage, de mémorisation, de situation dans l’espace et de construction des images mentales (hippocampe, système limbique).

A l’âge adulte, on retrouve ce rythme naturellement au réveil, à l’endormissement et à l’activation de la mémoire. Quand une émotion que l’on aimerait bien éviter revient cycliquement voire quotidiennement, dans la plupart des cas, c’est qu’elle est l’écho d’une expérience qui a partiellement ou totalement distordu notre façon de ressentir. Dans tous les cas, l’expérience appartient à un passé dont nous avons plus ou moins perdu conscience. Comme elles sont mémorisées en ondes thêta, le plus court chemin pour sortir des émotions stagnantes est la synchronisation du cerveau à la même fréquence. On fait le plein d’essence, le moteur redémarre et on se remet en route depuis le cœur même du système. Voila pourquoi il est très utile d’apprendre à induire volontairement cette fréquence d’ondes cérébrales lorsque l’on souhaite dépasser définitivement des émotions bloquantes. Sinon, dès que le flux émotionnel s’intensifie ou déborde les digues du contrôle, nous restons piégés en pilotage automatique, au risque d’être conduits par des analogies cérébrales rapides complètement hors de la conscience. C’est perturbant pour les autres, qui perçoivent le dévoiement sans pouvoir le nommer – que cela advienne dans les relations personnelles ou dans le travail.

Alors mon métier (un métier de demain) ? C’est proposer des conversations pour devenir émotionnellement agile ! Il s’agit d’abord de voir les émotions qui brouillent, freinent ou empêchent une compréhension claire de la situation – et par voie de conséquence, une capacité fluide à se mouvoir. En d’autres termes, percevoir les cailloux qui dévient, ralentissent ou bloquent le flow de la rivière. En particulier les cailloux sur lesquels vous retombez régulièrement et qui ont pu être déposés par le passé. Il s’agit ensuite d’apprendre à rester dans un état d’âme stable, plaisant et de savoir choisir des émotions qui permettent une activité cognitive éclairante, peu importe le contexte. Cette méthode fonctionne quel que soit le nombre de personnes impliquées dans la situation, même s’il n’y a que vous qui souhaitez que les choses changent ! Il n’est jamais trop tard pour apprendre ce que l’on n’a pas encore acquis ni à l’école, ni dans l’éducation…

A. de St Exupéry a écrit « Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Quand une situation est bloquée, ma méthode permet de reconnaitre et d’utiliser les ressentis pour retrouver une dynamique constructive. Ca marche tout particulièrement bien avec les ressentis désagréables ou désespérants, tous ceux dont vous ne savez pas quoi faire et qui soit ré-emergent régulièrement soit tientent votre état d’âme, comme un voile en teinte de fond. En plus, cette méthode permet de cultiver le courage et les autres atouts de l’intelligence des émotions. Évidemment, au début peut-être, le sentiment de vulnérabilité peut émerger – c’est que l’on est sur le bon chemin ! c’est aussi pourquoi mon intervention est utile pour sécuriser l’espace où l’on va nettoyer le moteur 😉

Les conversations que je propose s’adressent à l’intelligence du cœur ; elle seule a le courage de reconnaitre un ressenti bloqué et le traverser. Simplement en acceptant de ressentir les émotions – vous amenez de la transparence ; alors vous débloquez le ressenti et revivez en capacité de voir clairement. Il se peut même qu’il vous vienne ce qui permet à votre projet (ou quelque chose de mieux) de se concrétiser. Même si ce projet est un rêve*. Et cerise sur le gâteau, en ayant cette conversation, nous aiguisons notre intelligence des émotions – clef de l’imagination, de la créativité, de l’intuition, de la fameuse empathie… Utile, non ? Cette intelligence émotionnelle est une liberté. Et « la liberté, ne s’use que si on ne s’en sert pas » – ça, c’est un acteur qui le dit. … que si l’on ne s’en sert pas, comme le cerveau d’ailleurs ! La passivité lui est tout aussi dommageable que l’aveuglement.

Cette méthode est opportune en entreprise aussi. Aujourd’hui on reconnait que l’intelligence des émotions contient des compétences utiles dans un environnement professionnel qui mute à la vitesse des microprocesseurs. Quantiques. Les compétences émotionnelles sont indispensables à ceux qui souhaitent construire des liens sociaux humains au centre d’un espace économique, commercial et industriel qui se numérise. Insaisissable – sauf du bout des doigts. Et si mettre l’humain au cœur, ça commençait simplement par mettre du cœur dans l’humain ?

Découvrir les nouvelles possibilités qu’offre la voie de l’émotion : vous connaissez quelqu’un que ça pourrait intéresser ? Quelqu’un qui aurait envie de revenir à soi, dans tous les sens du terme. Car par exemple, si on n’est pas en prise avec l’empathie pour soi, comment peut-on la faire résonner chez nos interlocuteurs ? La résonance induite par l’empathie fonde l’intelligence relationnelle, source de l’intelligence collective – construire, inventer ensemble ou coopérer en toute souplesse.

Connaissez-vous quelqu’un qui a compris que le bien-être repose sur la fluidité de notre état d’âme, tisserand d’une saine interactivité avec soi, les autres, le monde ?

 

*Des rêves, on peut en avoir dans tous les domaines : les relations sociales, le caractère, la santé ou le bien-être, le mental, l’émotionnel, la carrière, la famille, la parentalité, l’amour, le sens et la qualité de la vie, les finances, etc… Parmi tous ces domaines, il y a des rêves court terme, comme par exemple traverser un manque d’imagination et développer rapidement un projet créatif, accepter d’un manque d’espoir et savoir attendre pour que la vie change, ressentir une relation qui nous éteint et se permettre d’entrer dans une relation qui nous épanoui, sortir d’un sentiment de solitude voire de rejet et accéder à un sentiment d’appartenance durable, vivre d’une rupture et reprendre le cours de sa vie tout en devenant une meilleure personne (que la rupture soit sentimentale ou professionnelle). Il y a des rêves moyen terme, comme connaitre d’un schéma d’échec pour élaborer un schéma de succès, vivre un schéma amoureux limité pour s’autoriser à s’épanouir en duo ou en solo, expérimenter un blocage répétitif ou d’un conflit dans le domaine des affaires ou des relations pour développer un projet fructueux et tisser des relations de coopération, saturer des réactions agressives ou impulsives pour savoir agir d’une façon émotionnellement proportionnée aux situations qui se présentent (et arrêter d’abîmer les relations qui nous tiennent à cœur), prendre conscience de sombrer dans une addiction pour retrouver la liberté de choisir ses actes, et aussi ses pensées ou ses émotions, etc… Et il y a des rêves plus long terme, comme changer de vie pour vivre son rêve le plus cher ou simplement s’ouvrir à la vie pour manifester l’essence de soi et apporter une note enchanteresse à la vaste flagrance du monde.  

1 Comments on “Quand 1 + 1 = un métier de demain”

  1. Merci pour vos parutions d’expansion en expansion.
    Une question vers vous :
    – dans cette « tranche de 0 à 8 ans » quand la violence entre dans la vie de l’enfant, trop petit pour y faire face (3-5 ans), et comme le mentionnait Sandra Ingerman, des morceaux d’âme sont partis dans d’autres espaces-temps de l’être multidimensionnel que nous sommes, l’un des métiers du futur est-il en place actuellement pour les rapatrier ?
    Certes, nous sommes créateurs, et je suis confrontée à la sagesse de Ho’oponopono quant à la puissance des mémoires avec lesquelles je suis arrivée sur Terre, que la vie a relayée en me donnant à expérimenter leurs conséquences. Et là, ces ouvertures des neurosciences sont Joie et promesse d’une Réalité différente. Cependant, je reviens à « des morceaux d’âme » manquants, c’est comme un trou béant dans le coeur et pour que le petit enfant continue, c’est comme si le plexus solaire s’est saisi des émotions ingérables et les garde : plus d’émotions ! plus de ressentis ! Quoi d’autre est possible ?
    Je vous sais gré de publier ces articles donnant accès à des expériences dans le quotidien transformationnel.
    Gratitude, Nadia

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *